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Adapter nos activités au changement climatique

Les fortes chaleurs font déjà baisser la fréquentation de nos collectes, et les maladies transmises par les moustiques progressent en métropole. Nous préparons nos missions à un climat plus chaud, plus sec et plus imprévisible.

1. Anticiper les conditions extrêmes

Météo-France a recensé 53 vagues de chaleur depuis 1947, dont deux tiers depuis le début du siècle et quatre au cours du seul été 2026. Certains jours, la chaleur fait chuter la fréquentation des collectes jusqu'à 25 % et provoque des annulations. Depuis avril 2026, des consignes nationales adaptent la programmation des collectes, leur installation et les conditions de travail des équipes. Ce travail se poursuit avant chaque été : trouver de nouvelles salles, les classer selon leur exposition à la chaleur, habituer les donneurs à des horaires décalés.


Nous allons plus loin en testant nos organisations dans une France à +4 °C, le scénario retenu par les pouvoirs publics pour préparer le pays. Plusieurs semaines à 43 °C, une production d'électricité en baisse, des équipes empêchées de travailler, des collectes désertées : l'exercice, prévu pour fin 2027, montrera où nos organisations cèderaient et ce qu'il faut engager dès maintenant. Nos plans de continuité seront complétés en conséquence, puis éprouvés par des exercices de crise climatique. Les appareils sensibles à la chaleur, des petits équipements de collecte aux chambres froides, sont remplacés par des modèles plus résistants, et les sites où la température devient ingérable pour les équipes et le matériel seront rénovés en priorité.


Le climat déplace aussi les maladies. En 2025, plus de 800 personnes ont contracté le chikungunya ou la dengue sans avoir quitté la France métropolitaine, et le virus du Nil occidental a circulé au même moment pour la première fois. Les travaux scientifiques publiés depuis anticipent une installation durable de ces maladies. Nous renforçons la surveillance avec les autorités sanitaires, suivons les technologies capables de détecter des virus encore inconnus, et adaptons les tests réalisés sur les dons, comme nous l'avons fait pour les Jeux olympiques et paralympiques de 2024. À La Réunion, face au chikungunya, le plasma de patients guéris a été mobilisé pour soigner.

 

2. Préserver la ressource en eau

L'eau est indispensable à nos analyses, au fonctionnement de nos automates et à la stérilisation de notre matériel. À l'été 2026, jusqu'à 93 départements ont connu des restrictions d'usage, contre 78 en 2025, et 49 d'entre eux dès le mois de mai. Nous établissons d'abord l'état de nos consommations, site par site, avec des compteurs plus précis sur les usages les plus gourmands. Nous réparons les fuites sans attendre et choisissons des équipements économes à chaque renouvellement. Les nouveaux bâtiments étudient la récupération de l'eau de pluie et la réutilisation des eaux déjà utilisées. Ces mesures serviront à fixer nos objectifs de réduction.

3. Des bâtiments conçus pour le climat de demain

Nos bâtiments sont un point d'entrée majeur de notre transition écologique. L'actualisation de notre schéma directeur immobilier fixe des exigences pour chaque construction et chaque réhabilitation : normes environnementales les plus récentes, matériaux d'origine naturelle, récupération de l'eau de pluie et réutilisation des eaux. L'ouverture de nombreuses maisons du don donne à ces exigences une application immédiate, et notre réseau de responsables techniques fait circuler d'une région à l'autre ce qui fonctionne. Sur les bâtiments existants, un plan pluriannuel cible d'abord l'isolation et les pertes de chaleur. Nous choisissons enfin nos implantations pour qu'elles soient accessibles en transports en commun.