Consommer moins commence par se demander si l'on peut faire autrement. Nous passons nos façons de travailler en revue, avec une limite qui ne bouge pas : la sécurité des patients.
Sommaire
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Savoir ce qui pèse vraiment
Pour agir aux bons endroits, nous mesurons l'impact d'une activité de bout en bout. Premier exemple retenu : le trajet du plasma, du don jusqu'à sa livraison au laboratoire qui en fabrique des médicaments. Matériel, transports, énergie, déchets, tout est compté à chaque étape. Avec ce laboratoire, nous étudions déjà un changement des conditions de conservation du plasma qui économiserait de l'énergie sans rien changer à la qualité du produit.
Simplifier sans rien céder sur la sécurité
Certains contrôles ont déjà été allégés sans perte de sécurité : moins de matériel utilisé, moins de déchets, du temps rendu aux équipes. D'autres gestes du quotidien passeront au même crible. Nous revoyons aussi l'organisation de nos collectes, nos circuits de livraison et les volumes que nous conservons au froid, pour réduire les kilomètres et l'énergie sans toucher au service rendu.
Une collation plus saine et plus locale
Après un don, une collation est offerte. Elle change. Dans les maisons du don et les locaux administratifs, les bouteilles d'eau et les canettes à usage unique laissent progressivement place à des solutions durables, notamment des carafes. Les produits viennent de plus en plus de producteurs locaux et de circuits courts, avec, quand c'est possible, des filières biologiques ou en agriculture raisonnée. En collecte mobile, où tout doit être transporté, les essais déjà menés dans plusieurs régions sont évalués avec les donneurs et les équipes avant qu'une trajectoire nationale soit fixée.
Un numérique plus sobre
Nos ordinateurs, nos serveurs et nos usages quotidiens ont aussi un coût pour l'environnement. Près de 500 000 courriels circulent chaque jour dans l'établissement. Nous gardons nos équipements plus longtemps, recourons au reconditionné lorsque c'est pertinent, réduisons le nombre de nos serveurs et de nos applications, et organisons la durée de vie des données que nous stockons. Passer au tout-numérique n'est pas automatiquement vertueux : cela économise du papier et des transports, mais demande du stockage, des équipements et de l'électricité. Chaque projet numérique, y compris ceux qui reposent sur l'intelligence artificielle, sera donc évalué sur ce qu'il consomme réellement.