RSO

Réduire notre empreinte

Nos émissions se concentrent sur trois postes : ce que nous achetons, nos bâtiments et nos déplacements. Nous les mesurons tous les trois ans et nous publions le résultat.

Connaître et réduire nos émissions

La loi nous oblige à mesurer nos émissions de gaz à effet de serre tous les trois ans, à publier le résultat et à l'accompagner d'un plan d'action. Le dernier bilan, réalisé en 2024 sur les données de 2022, a chiffré le poids de nos achats (102 000 tonnes de CO2), de nos bâtiments et équipements (16 000), de nos déplacements (14 000) et de notre consommation d'électricité et de gaz (11 000). Un nouveau bilan est en cours. Il sera accompagné, d'ici fin 2026, du plan de transition et de la trajectoire de réduction qui l'accompagnent. Nous apprenons à réaliser nous-mêmes les bilans suivants.


Les déplacements sont notre troisième poste d'émissions : tournées de collecte et de livraison, transport des produits et du matériel, trajets des équipes et des donneurs. La règle applicable aux organismes publics impose depuis 2026 que 37,4 % des véhicules renouvelés chaque année soient à très faibles émissions ; nous installons en parallèle les bornes de recharge nécessaires. Nos tournées sont optimisées et mieux partagées entre services. Nous étudions le transport sans production de froid lorsque les produits ne courent aucun risque. Nos collaborateurs bénéficient du forfait mobilités durables.
 

Consommer moins d'énergie

La loi nous impose 40 % de consommation en moins dans nos bâtiments administratifs d'ici 2030. Nous commençons par les sites qui pèsent le plus, car dans certaines régions quelques bâtiments représentent 80 % de la facture. Des audits énergétiques y sont conduits pour décider des travaux. Éclairage LED, isolation, ventilation réglée au juste besoin, chambres froides ajustées aux exigences réelles de conservation des produits : les chantiers suivent ces diagnostics. La chaleur dégagée par nos installations frigorifiques pourra servir à chauffer des bâtiments ou de l'eau. Des consignes nationales d'usage seront fixées en 2027 : appareils éteints après usage plutôt que mis en veille, températures de référence pour le chauffage et la climatisation, fonctionnement aligné sur les heures d'activité.

Limiter nos rejets

Nos laboratoires d'analyse des dons rejettent des eaux qui peuvent atteindre les milieux naturels. À Metz-Tessy, en Haute-Savoie, les rejets des automates les plus polluants sont désormais collectés à part et traités dans une filière chimique, la station de traitement du site a été remise à niveau et le suivi analytique renforcé. Ce qui a été appris là, et lors d'un audit conduit à Angers, servira à établir d'ici 2028 une règle applicable à tous les laboratoires concernés.
 

Nos équipements de froid contiennent par ailleurs des gaz au fort effet sur le climat en cas de fuite ou de mauvaise fin de vie. Nous construisons une position commune pour répondre à l'évolution de la réglementation qui les encadre.

 

Réduire nos déchets

Le meilleur déchet est celui qui n'est pas produit. Nos déchets représentent environ 3 % de nos émissions. Nous demandons à nos fournisseurs moins d'emballages et des produits conçus pour durer. Chaque région trie séparément cinq flux : papier et carton, plastiques, métaux, verre et bois, avec des points d'apport volontaire à la place des corbeilles individuelles. Les déchets de soins à risque infectieux, qui doivent être incinérés à très haute température, sont notre priorité : mieux les trier à la source réduit directement les émissions. Quand la sécurité et la qualité le permettent, nous achetons du matériel d'occasion, et nous orientons nos équipements encore fonctionnels vers le réemploi ou le don à des organismes solidaires.